Promenade de santé

de Nicolas Bedos

A la courte échelle - Liège

Octobre 2016 : Les 16, 26, 27 et 30.

Novembre 2016: Les 16 et 17.

Décembre 2016: Les 11, 13, 14, et 15.

Avril 2017: Les 20, 21, 22 et 23.

 

Pourquoi Promenade de santé ?

 

" Enfin !"

Voilà le mot prononcé lorsque je découvre Promenade de santé de Nicolas Bedos.

 

Une pièce qui dès la première page vous prend et vous dit « ensemble, on va voyager, tu verras ! ».

Et elle ne vous ment pas. Première accroche : le lieu. Quoi de mieux que l’univers d’un hôpital psychiatrique pour s’aventurer dans une analyse de personnages et une mise en scène ? Qui plus est, nous sortons ici du schéma classique « psy-patient » bien trop souvent utilisé au théâtre.

 

Alors possédé par une histoire, un style, une écriture, je n’ai plus qu’une idée en tête : bouleverser le spectateur comme je le suis, présenter ces personnages passionnants et touchants. Promenade de santé vous plonge entre dopamine et noradrénaline, entre névrose et psychose, là en haut où tout se crée.

 

ELLE : Alors c’est un rêve ?

Lui : Non, petit ange, c’est une « comédie romantique » dont l’action se déroule dans une clinique psychiatrique.

 

La pièce:

 

Une montagne Russe de sentiments !

Lui est bipolaire, obsessionnel, alcoolique, pervers narcissique et suicidaire.

Elle est nymphomane, schizophrène, paranoïaque et maniaco-dépressive.

Nicolas Bedos, auteur nommé 3 fois aux Molières signe avec talent une histoire un peu folle.

Jouée à Paris par Mélanie Laurent et Jérôme Kircher, « Promenade de santé » dresse le portrait d’un certain état maladif grave et aborde les relations sentimentales avec légèreté, franchise et humour.

 

Cela pourrait être triste si ce n’était pas si drôle en fait. Les deux personnages se rencontrent et se livrent leur parcours. Ils rigolent, se provoquent aussi. Elle est artiste, danseuse précisément. Il prétend l’aimer.

Ouvrons le dialogue sur la différence. Certains de nos concitoyens abîmés, nos fous (vulgairement dit), se battent pour ne pas sombrer aux yeux de notre "brillante" société, se battent pour se sauver.

 

« ELLE » tentera de s’en sortir grâce à l’amour. A la folie.

 

Un texte et mise en scène qui plairont aux spectateurs assidus et aux nouveaux venus.

 

ELLE : J'ai tendance à devenir tout ce que j'interprète.

LUI : À devenir quoi ?

ELLE : Les personnages qu’on me fait danser : quand je jouais « Gisèle » je vivais comme elle. Du matin jusqu'au soir. Légère et naïve. Dans un mois, je serai sûrement d'humeur un peu plus sombre, rapport au cygne noir.

LUI : C’est pas un truc de comédienne, ça, plutôt ?

ELLE : C'est un truc de malade.